Des semelles matelassées d’un jus mûr et amortissant.
Allongé confortablement, dans l’attente que la moitié vienne profiter de ce cuir lustré.
Une cueillette remplie de cuir, de tissus et de sans doute quelques tâches essentielles à la gourmandise.

L’une après l’autre, venant réveiller une papille, l’une après l’autre.
L’une n’allant pas sans l’autre. La dégustation se fait de manière accompagnée.
Tout un tour en escargot, prêt à venir se glisser tout doucement.

Souvenir d’un été diablement ensoleillé.
Une petite cloche de pollen venant émoustiller nos jolies narines.

En revenant d’un marché rempli de souvenirs olfactifs et presque tactiles.

Cueillette à la fraîche entre deux chips et deux vallées.
Celles-ci allaient être dégustées par ces bêtes à cornes comme petit déjeuner.
À force de donner des coups de gaz, elles ont fini par se décrocher et atterrir délicatement.

Un jeu de mikado aussi tremblant que les petits clapotis d’un lac en été.
La baignade au bord d’un sable chaud est finie. Ne reste plus que la collection des petits cailloux de la marée basse à contempler.
À l’entrée d’une rivière, où superposer chacune des petites pierres balayées par le torrent devient un jeu.

À chacune son originalité, laissant tomber l’idée l’indifférence.
Ces belles jumelles, sont en parfaites synchronisation inversées.
La danse d’un été au goût d’un fraisier ensoleillé.

Naviguant entre un rêve liquide et une atmosphère olfactive.
Se baladant au grès des mouvements de nature végétal.
Un pétale après l’autre, venant se poser délicatement sur cette fragrance solide

À chaque moment de la nuit sa cueillette, qui se présente si poliment entre deux racines.
Toujours accompagné d’un fidèle acolyte.
Entre deux cascades, il s’agit de s’abriter pour ne pas recevoir toutes cette rosée.

Fin d’une dégustation gourmande.
Une danse coupante prête à effleurer la sucrosité d’une fraise.
Toute pointe le dernier grain, celui détenant la saveur la plus pétillante sur les papilles.

Un coup de soleil complètement givré.
Un amalgame de quelques pétales givrés qui ne demandent qu’à réfléchir au Soleil.
Un air chaud et hypnotisant au pied des 2’354 mètres d’altitudes tout en fraîcheurs.

Le matcha est recommandé au comptoir avec un supplément débordement.
Quand je me mets à la hauteur du gobelet en attendant sagement la préparation du matcha.
Un coup de pied sur la table basse et une marée de matcha s’en va.

À chaque réveil, des traces de crocs aromatisés pour confectionner un nid parfumé.
Une odeur fraîche et les bottes toutes mouillées.
La rosée d’un levé ensoleillé.

À force de s’entre choquer, l’un va finir par révéler toutes ses billes acidulées et enivrant tout un nez.
Tout deux tentant de se ressembler autant au niveau de la silhouette que des saveurs.
Quelques caviars citronnés dévoilant délicatement certaines senteurs de ce liquide.

À chaque réveil, des traces de crocs aromatisés pour confectionner un nid parfumé.
Une odeur fraîche et les bottes toutes mouillées.
La rosée d’un levé ensoleillé.

Devant l’entre de ces quelques pétales, une odeur ensoleillée se laisse délecter.
De saison similaire, en faisant en sorte qu’elles s’ouvrent comme le canon d’une chorale.
Ces légères tâches qui se propagent tout en délicatesse à la recherche de l’élixir.

Aussi douce dans la bouche qu’une chaire de poire.
En pleine réjouissance à l’idée de croquer dans ces carottes colorées.
À peine piqué dans le zeste que les bords du couvert frémissent et commencent peu à peu à prendre vie.

Des oignons chics et prêts à être accessoirisés à n’importe quel moment.
Une queue de cheval pour un céleri tout frisé.
Une fois déterré, celui-ci vient se déplacer progressivement du poignet à la botte.

En une bouchée, tout explose.
Quelques petites collantes.
Toutes s’accompagnent de quelques gouttes suiveuses tels des rémoras.

Une élégance résistante à toutes acidités et remplie de souvenirs en pleine éclosion.
Un indispensable, tout autant qu’un pense bête ou qu’un souvenir d’une marche.

Une liaison leur permettant d’effectuer une danse aussi naturelle qu’élégante.
Accompagné de ses disciples, tous plus ardents et enflammés les uns que les autres.
Tout a été consommé, avec autant de piquant que de plaisir frissonnant.

Pas d’explosions des papilles, juste quelques étincelles mélangées dans le soja.
Toujours rajouter un peu de tonus avant de déguster quelconque plat.
C’est une fois le bol de soupe fini, que le piment à lèvres vient délicatement se déposer un certain contour.

Inséparable, se trouvant dans un même panier à la suite d’un marché, la dégustation de leurs pulpes se fera de même.
En pleine hésitation, se sont les vagues qui lui ont fait perdre l’équilibre et qui lui ont permis de goûter à une certaine fraîcheur.
C’est en les posant près du bord, qu’elles se sont toutes mises à rouler et tomber de peur d’être pressées de leurs pulpes.

À en faire profiter autant sur les lèvres dans la langue.
Celui-ci est légèrement plus pimenté, et envoie les papilles directement à la cité d’or.
Prêt à dégainer ce rouge à lèvres poivroné aussi doux que presque surprenant.

Une petite flaque d’huile d’olive. Venir tremper quelques radis. Accompagnés d’échalotes finement coupées.
Une verdure bien hachée pour en faire ressortir toute sa saveur au moment d’accompagner un fruit de terre.
Gratte la pour son zeste, tour à l’intérieur dans les deux sens pour son jus.

Au fond du sac de course de Pol, se trouve Une pluie de baies toutes excitées, quelques pousses d’épinards nageant entre elles et une liane de dattes pour adoucir le palais de sucre.
La liste de Pol continue avec une feuille de chou délicatement fermentée, quelques olives conservées dans de l’huile aromatisée et une courgette jaune qui a poussé comme elle l’entendait.
Il y a également une grappe de tomate cerise toute fragile, attention à ne pas trop l’agiter, vous risqueriez d’en perdre au passage.
Et un cidra prenant un melon pas possible.

À cueillette de girolles pour une confection naturelle de porte-clé.
La dernière, la plus sucrée de toutes, qui attend sagement l’explosion.
Quelques rescapés d’une vendange remplie de surprises.